Don't nuke the climate
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Signatures de la carte postale géante dans le Bella Center : Opération réussie

Après un bref brief de l’équipe à l’auberge, nous rejoignons le Bella Center. Plus de deux heures d’attente pour entrer dans le Bella Center ! La veille, certains fraichement arrivés à Copenhague, on fait jusqu’à 10 heure de queue pour se faire accréditer !
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Conférence de presse de Connie Hedegaard

Chaque jour, accéder au centre des négociations se complique un peu plus. On apprend, pendant une discussion avec un citoyen indien, que la Chine et l’Inde ont quitté les négociations. Il paraît également que la référence aux 350 ppm aurait disparu du texte, ainsi qu’une mention sur les droits de l’homme. L’inquiétude monte : le processus de négociation prendrait-il l’eau ? Au Bella, chacun se disperse, j’en profite pour rejoindre une amie au média center pour assister à la conférence de presse donnée par Connie Hedegaard, la présidente de la conférence climat. Elle rappelle les difficultés que représente ces négociations : 193 nations doivent se mettre d’accord. La présidence danoise répond au reproche exprimé par un grand nombre : le manque de transparence et de démocratie. La présidente insiste fortement sur la nécessité que les USA soient partis prenante dans la négociation. Ce sera, selon elle, ce qui différenciera le traité de Copenhague des accords de Kyoto. Pourtant, certains dans les ONGs disent, au contraire, que les USA tirent les négociations vers le bas et pensent préférables qu’ils quittent les négociations plutôt que d’empêcher leur avancement. Pour l’instant, à Copenhague, ce sont les experts et les techniciens qui conduisent les négociations. Mais ce soir, on entre dans la phase politique du processus, le high level segment. La présidente affirme qu’elle va mettre la pression pour que les ministres qui arrivent soient la force d’entrainement des négociations et qu’ils concluent un accord. 14h30 : RDV devant le stand de Women in Europe for a Common Future. Notre équipe réduite de 4 personnes est rejointe par les ONGs partenaires qui nous rejoignent derrière la banderole. Parmi eux, la russe Nadeshda Kutepova (Planet of Hopes), la kazhake Kaisha Atakanova (Ecoforum), les italiens Andrea Cocco et Santo Grammatico (Legambiente), le danois Jens Lacour (Danish Society for Nature Conservation), les allemandes Christina Hacker, Karin Wurzbacher (Umweltinstitut München ), Karin Adolph et Sabine Bock (WECF), l’américaine Claire Greensfelder (International Forum on Globalization), le kirghize Timur Idrisov, la coréenne Gloria Hsu... Notre carte géante est installée à l’entrée du grand hall, avec les sacs postaux remplis par les 50 000 cartes postales. Deux banderoles encadrent l’installation et la quinzaine de militants présents sera vite rejointe par des médias : des télévisions françaises et italiennes, des radios et de la presse écrite. Charlotte prend la parole pour présenter la campagne « Don’t nuke the climate ». Elle rappelle les dangers du nucléaire et exprime une nouvelle fois pourquoi le nucléaire n’est pas une solution au changement climatique. Plusieurs députés européens sont présents : José Bové, Claude Turmes, Margrete Auken et Yannick Jadot, ainsi que des députés et sénateurs italiens Angelo Bonelli, Roberto della Seta et Francesco Ferrante. Yves Cochet nous fera l’honneur de sa visite ainsi que des élus français, italiens, danois et Luxembourgeois. L’action est réussie et l’ensemble du staff est satisfait.

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signatures de la carte postale géante
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signatures de la carte postale géante
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signature de Yannick Jadot
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Signature
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Charlotte interviewée
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Yves Cochet et Yannick Jadot
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José Bové et Yannick Jadot

Le communiqué de presse : Une douzaine d’ONG internationales porte la voix de plus de 50 000 citoyens du monde entier pour demander un accord climatique sans nucléaire à Copenhague.

14 décembre 2009, Copenhague : Aujourd’hui, une délégation d’une douzaine d’ONG a interpellé les délégations gouvernementales en présentant une carte postale géante et plus de 50 000 signatures pour un accord climatique sans nucléaire. Ces ONG impliquées dans la campagne internationale « Don’t nuke the climate ! », initiée par le Réseau « Sortir du nucléaire », ont été rejointes par plusieurs élus de France, Italie, Danemark et Luxembourgeois, dont les anciens ministres de l’environnement Yves Cochet et Corinne Lepage, les députés européens José Bové, Claude Turmes, Margrete Auken et Yannick Jadot, ainsi que les députés et sénateurs italiens Angelo Bonelli, Roberto della Seta et Francesco Ferrante.

Les ONG partenaires de la campagne « Don’t nuke the climate ! » ont souligné les attentes de la société civile, dont témoigne le nombre important de signatures collectées dans plus de 100 pays en l’espace de quelques mois : un accord ambitieux sur le climat où l’énergie nucléaire, dangereuse, sale et polluante, n’aurait pas sa place.

Rappelant les dangers liés au nucléaire, les ONG ont souligné que le recours à cette technologie détournerait des vraies solutions au changement climatique, et dénoncé les tentatives de l’industrie nucléaire de tirer profit de la crise climatique pour s’imposer dans le paysage énergétique mondial. Un investissement comparable dans l’énergie éolienne permettrait une réduction deux fois plus importante des émissions de gaz à effet de serre, sans générer de risque d’accident ni de pollution.

Il est crucial de parvenir à un accord pour la période post-2012 qui permette une réduction massive des émissions de gaz à effet de serre, et le nucléaire est totalement incompatible avec cet objectif. Même un déploiement massif du nucléaire n’apporterait qu’une contribution très marginale, alors que les émissions mondiales doivent absolument baisser dès 2015 pour se rapprocher autant que possible de zéro vers 2050. La « contribution » du nucléaire à la lutte contre le changement climatique viendrait trop tard (bien après 2020), à un coût faramineux (plus de 10 000 milliards de dollars), et entraînerait une myriade de risques majeurs (accidents, prolifération, déchets…). Ce coût et ces impacts négatifs font du nucléaire un obstacle au développement des sources d’énergie efficaces, propres et moins chères, à la fois dans les pays industrialisés et en voie de développement.

Le Protocole de Kyoto et ses mécanismes financiers (Mécanisme de Développement Propre, Mise en Œuvre Conjointe) excluent tout soutien financier au nucléaire pour la première période d’engagement. A Copenhague, les membres de la campagne « Don’t nuke the climate ! » appellent les chefs d’Etats à investir dans des technologies vraiment propres et à confirmer l’exclusion du nucléaire de tout accord sur le climat.


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