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110 chefs d’Etat à Copenhague

A Copenhague, ce sont 110 chefs d’Etat présents : le dispositif de sécurité dans la ville est impressionnant. Dans le Bella Center, le jeu des négociations se tend sérieusement.
Le Danemark, en tant que pays hôte, souhaite marquer de son sceau ce sommet. Ainsi, il fait une proposition de texte qui se veut démocratique. Mais les pays du Sud rejettent cette proposition, l’estimant défavorable pour eux et estimant que le Danemark, petit pays, n’a aucune légitimité. Connie Hedegaard a laissé la main au premier ministre danois, M. Rasmussen. Du côté de l’équipe, l’ambiance est un peu plus calme. Charlotte souhaite reprendre le lobbying en main. Elle s’est procurée la dernière mouture du texte officiel pour veiller aux modifications concernant le nucléaire. Le travail de lobbying est difficile, il faut savoir se placer, connaître beaucoup de monde ; c’est une activité au long cours. A Copenhague, Charlotte était à la fois chargée de la campagne et du lobbying, ce qui l’a obligé à se partager entre deux tâches parfois difficilement compatibles. Mais elle a tenu bon et l’ensemble du travail s’est correctement déroulé. Les prises de contact ont été nombreuses. Lors de prochaines rencontres internationales, elle devra approcher de plus près les délégations. Aujourd’hui, Charlotte passe sa journée au Klimaforum où elle rencontre en fin d’après-midi les ONGs partenaires pour caler les conférences qui seront données demain au Klimaforum. Jocelyn, qui est revenu dans l’équipe, pourra prendre en charge la gestion du matériel- la carte postale nous suivra au Klimaforum. Fred et moi tentons d’entrer au Bella Center, conscients que ce sera la dernière fois. En effet, des restrictions très fortes ont été mises en place, qui empêchent l’accès au centre des négociations. Déjà, arriver près du centre est un parcours du combattant. Le bus COP 15 va nous lâcher en route et la station de métro est fermée. Les alentours du Bella Center sont agités. En effet, sous l’initiative de l’association Climate Justice, des militants, hauts en couleur et en musique, sont rassemblés devant le Bella Center pour signifier leur mécontentement face au processus des négociations. Le Bella n’estparait-il plus accessible aux badges jaunes, le badge des ONG. Décider à ne pas lâcher, Fred et moi nous installons au chaud dans un bistrot avec wifi pour bosser. En fin d’après-midi, nous retentons notre chance... mais rien à faire. Seules les « partys » et la presse pénètrent ce centre devenu le nombril politique du monde l’espace de quelques jours. Heureusement, le Klimaforum reste un lieu d’accueil riche et vivant où il est possible de rencontrer des militants, chercheurs, journalistes et activistes du monde entier. Ici, tous les problèmes de la planète sont abordés. Il devient alors évident que notre Terre Mère est un corps unique, indivisible, où toutes les sociétés sont en inter-dépendance. L’alimentation, l’énergie, la consommation, l’urbanisation, tout est abordé, explicité, débattu. En fin de journée, le Klimaforum projette un film sur la déforestation en Malaisie puis un sur l’élevage des porcs en Chine. Nous prenons le temps d’assister à la projection. Le temps se dilate légèrement pour l’équipe que nous formons. La tension commence à baisser, le rythme à se calmer. Notre regard se porte davantage vers les autres, vers l’extérieur, vers la ville. Et Copenhague, comme pour nous remercier, nous offre un tapis de neige qui devrait durer jusqu’à demain. neige

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